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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 00:00

Dans une vidéo circulant sur Internet [1], un élève demande à son professeur : "Êtes-vous athée"? Le professeur marque un temps de réflexion, puis, feignant l'embarras, lui répond : "Il m'est bien difficile de répondre à ta question, car athée, cela veut dire 'sans Dieu'. Or je ne sais pas ce que c'est que Dieu. Ta question n'a donc pas plus de sens pour moi que celle que je te pose maintenant : 'Es-tu sans Karamatsouk?'" L'élève, mal à l'aise, bredouille : "C'est quoi un Karamatsouk?" "Ah, tu vois, c'est difficile de dire si on est sans quelque chose qu'on ne connaît pas. Un Karamatsouk, vois-tu, c'est un animal très bizarre que personne ne voit, qui a une tête de crayon et qui a la capacité de dessiner des cercles carrés. Si je te demande maintenant si tu crois dans le Karamatsouk, que vas-tu me répondre?" Le professeur n'attend pas la réponse de son élève rougissant, et tranche à sa place : "Eh bien tu vas me dire : 'vous dites n'importe quoi!' Et tu auras bien raison... Ainsi en est-il de la question de Dieu. Dieu? personne n'a jamais pu m'expliquer ce que cela pouvait bien vouloir dire. Le mot 'dieu' existe, oui - comme le mot 'Karamatsouk'. Quant à savoir s'il désigne quoique ce soit de réel..."

 

Cet échange pittoresque nous révèle que beaucoup aujourd'hui n'aperçoivent plus le problème de l'être posé par notre univers. Il s'agit pourtant de la question première, absolument fondamentale qui se pose naturellement à l'homme qui observe le réel et cherche à le comprendre avec sa raison [2].

 

Puisque rien dans l'univers n'existe par soi-même - rien n'est éternel, pas même les atomes comme on l'a longtemps cru - ; puisque TOUT naît, croît, s'use et meurt (y compris notre univers lui-même, semble-t-il) se pose la question du fondement même de l'être de notre univers [3]. D'où vient qu'il existe? Et d'où vient qu'il ait ces caractéristiques étonnantes que nous observons au microscope ou au téléscope? Est-il seul, nécessaire, incréé, sans aucun lien de dépendance ontologique avec une autre espèce d'être que lui (ce qui est la définition même de l'Absolu)? Ou bien est-il au contraire contingent, créé, radicalement dépendant d'un autre être que lui avec lequel il ne se confond pas - auquel il doit son existence et son essence.

 

Deux options possibles se présentent à nous, spontanément.

OU BIEN l'univers a sa raison d'être en lui-même : il ne dépend de rien ni de personne pour être ce qu'il est comme il est ; il est le seul être existant. Dans ce cas l'Absolu, c'est lui. Et Dieu est de trop.

OU BIEN l'univers n'a pas sa raison d'être en lui-même : il est incapable à lui seul de rendre compte de sa propre existence et de ses étonnantes caractéristiques ; il n'est pas l'Absolu.

Dans cette seconde hypothèse, deux sous-options se manifestent :

Ou bien l'univers n'est pas l'Absolu parce qu'il n'y a pas d'Absolu - il n'y a que du contingent.

Ou bien l'univers n'est pas l'Absolu parce que l'Absolu est autre que lui. L'Absolu existe, oui - mais ce n'est pas l'Univers. C'est un autre que l'Univers. Eh bien : c'est cet autre être absolu (qui ne dépend de rien ni de personne pour être ce qu'il est comme il est), qui n'est pas l'univers, que nous nommons 'Dieu'.

 

Voilà en quels termes se pose la question primordiale, fondamentale - la première de toutes les questions philosophiques : la question de l'être de l'univers - et la question de l'existence de Dieu qui en est le dérivé, qui lui est subséquente, attendu que 'Dieu' se présente comme l'une des deux options alternatives (il n'y en a pas 150) à la thèse de l'absoluité de l'univers.

 

Dieu n'est donc pas le Karamatsouk de notre professeur de lycée - à qui nous exprimons le regret que personne n'ait été capable de lui expliquer ce que le mot 'Dieu' pouvait bien signifier. Par 'Dieu', nous entendons l'Être absolu qui fonde l'existence de l'univers - et qui n'est pas l'univers -, selon l'une des deux branches de l'alternative qui se présente à nous dans l'hypothèse où l''univers n'aurait pas sa raison d'être en lui-même - ce qu'il faut examiner.

 

Si le mot 'Dieu' dérange (parce qu'il renvoie trop directement au Dieu des religions), on peut bien entendu en changer. Cela n'a aucune importance. A ce stade premier de notre réflexion, la question n'est pas de savoir QUI est Dieu - ni comment le nommer [4] ; la question est de savoir s'il existe, tout simplement - comme Absolu se situant en dehors du monde et posant le monde dans l'être.

 

Si la raison humaine nous conduit à penser, ainsi que nous allons le voir avec Claude Tresmontant :

 *que notre Univers n'est pas l'Absolu,

 * et que l'Absolu existe nécessairement

 - autrement dit : que "Dieu" existe -

alors se posera ensuite la question de son identité, et de savoir si celle-ci peut être discernée dans les différentes propositions du divin que l'on trouve dans les religions humaines depuis les origines. Mais cette question de l'identité de Dieu est (pour le philosophe) une question ultérieure. Avant de se demander qui est Dieu, il faut déjà résoudre la question de savoir s'il existe. Et pour s'interroger sur l'existence d'un être, il faut déjà en avoir quelque idée. L'idée de Dieu que nous posons au départ est celle qui est suggérée par notre propre raison à partir de l'observation de l'univers : l'idée d'un Absolu qui fonde le monde, qui n'est pas le monde, et sans qui le monde n'existerait pas - bien loin, on le voit, de celle de "l'animal très bizarre que personne ne voit, qui a une tête de crayon et qui a la capacité de dessiner des cercles carrés", qui est purement fantaisiste et imaginaire.

 

La question de l'existence de Dieu est une question qui se pose objectivement à tout homme s'interrogeant sur l'être de l'univers. Elle est incontournable, et doit être traitée rationnellement. Elle n'est pas d'abord une question religieuse - c'est une question philosophique. La première que l'homme se pose lorsqu'il s'interroge sur le monde - la première qu'il doit traiter.

 

Vouloir éluder la question de l'existence de Dieu, ce serait renoncer par avance à résoudre la question première, fondamentale, qui se pose à l'esprit humain. Ce serait renoncer à s'interroger sur l'Absolu, sur le monde ; renoncer à penser.

 

Exclure a priori la question de l'existence de Dieu, c'est poser le monde comme l'Absolu. C'est préjuger ce qui est précisément en question. 

 


[1] http://www.youtube.com/watch?v=aAwT6N0U75s

[2] Cf. notre article du 23 décembre 2012, La question fondamentale, absolument première.

[3] Cf. notre article du 2 novembre 2012, L'univers n'est pas créateur de lui-même.

[4] mais le nommer 'Dieu' est plus simple et plus commode.

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Published by Matthieu BOUCART - dans Métaphysique
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commentaires

jl24 09/10/2013 18:08


Dire que l'univers commence "à un moment donné" est en effet un abus de langage.


 


. Cela dit, vous noterez qu'une demi-droite a bien un commencement, que le premier point
de cette demi-droite est bien un point, mais que cela n'implique pas du tout qu'il y ait d'autres points avant lui. Il peut de même y avoir un premier moment, marquant le début du temps.


 


Il y a pourtant quelque chose après cette droite, c'est l'espace qui l'a contient. Il ne peut en être de même avec l'univers.


 


. Dire que l'univers commence suppose que quelque choise soit à
l'origine de l'univers, à je suis d'accord, mais je ne comprends pas pourquoi, du coup, d'après vous, cela reviendrait à faire de la source de l'univers un caractère interne à celui-ci. Non, si
l'univers a un commencement, c'est qu'il est produit par autre chose que lui-même, nous sommes d'accord.


 


Car cela reviendrait à dire qu'il y a un extérieur à l'univers séparé de lui, mais
par quoi : le néant : impossible ? Donc il faudrait que cet autre chose soit la continuité de l'univers. Auterment dit un autre univers encore plus grand que lui et le contenant ou un univers
parallele. Maiis finalement cela ne fait qu'ettendre l'univers.


 


Encore une fois, à partir du moment où les alternatives possibles sont :


- soit un univers auto-suffisant, qui est tout ce qui existe et toute l'existence, qui
n'a ni début ni fin, et dont on ne peut sortir ;


- soit un univers fini, ayant un début, causé par autre chose qui n'est pas lui-même,
cet autre chose n'ayant, lui, pas de début ni de fin ;


 


...il n'y a donc pas place pour le néant ; dans
aucune des deux possibilités ; je ne comprends donc toujours pas pourquoi vous voulez à tout prix m'accuser de donner corps au néant.


 


Car si la première option ne pose pas de probleme, la deuxieme en pose un. en ce sens
qu'elle nous oblige  a parler d'un uinivers et d'un autre chose séparé. mais par quoi ? Le néant ? si ces 2 choses sont liées en un tout alors en quoi sont elles différentes ?


 


Mais, vous admettrez qu'en réalité le seul fait
d'imaginer une réalité où l'univers n'existe pas n'implique pas forcément le néant : cela implique seulement un "autre chose que l'univers".


Si l'univers est tout et que tout se résume à l'univers, alors (mais alors seulement)
cet autre chose ne peut être que le néant, nous sommes d'accord.


 


Et réciproquement, s'il y a autre chose, alors
l'univers n'est simplement pas toute la réalité.


 


Une chose est sur : l'univers existe et on en fait partie. Qu'autre chose existe suppose que rien ne le sépare de l'univers. Mais alors
pourquoi ne pas dire que cet autre chose s'il en est ne serait qu'une extension de ce même univers.

armel h 10/08/2013 15:47


Je reprends cette discussion quelques mois après :

@JL


. Dire que l'univers commence "à un moment donné" est en effet un abus de langage.


. Cela dit, vous noterez qu'une demi-droite a bien un commencement, que le premier point de cette demi-droite est bien un point, mais que cela n'implique pas du tout qu'il y ait d'autres points
avant lui. Il peut de même y avoir un premier moment, marquant le début du temps.


 


. Dire que l'univers commence suppose que quelque choise soit à l'origine de l'univers, à je suis d'accord, mais je ne comprends pas pourquoi, du coup, d'après vous, cela reviendrait à faire de
la source de l'univers un caractère interne à celui-ci. Non, si l'univers a un commencement, c'est qu'il est produit par autre chose que lui-même, nous sommes d'accord.

. Encore une fois, à partir du moment où les alternatives possibles sont :


- soit un univers auto-suffisant, qui est tout ce qui existe et toute l'existence, qui n'a ni début ni fin, et dont on ne peut sortir ;


- soit un univers fini, ayant un début, causé par autre chose qui n'est pas lui-même, cet autre chose n'ayant, lui, pas de début ni de fin ;


...il n'y a donc pas place pour le néant ; dans aucune des deux possibilités ; je ne comprends donc toujours pas pourquoi vous voulez à tout prix m'accuser de donner corps au néant.


 


En fait, pour vous, évoquer une réalité hors de l'univers, c'est forcément donner corps au néant, parce que vous partez du principe que l'univers est tout ce qui existe - dans ce
cas, forcément, si l'univers n'existe pas il ne reste que le néant.



Mais, vous admettrez qu'en réalité le seul fait d'imaginer une réalité où l'univers n'existe pas n'implique pas forcément le néant : cela implique seulement un "autre chose que
l'univers".


Si l'univers est tout et que tout se résume à l'univers, alors (mais alors seulement) cet autre chose ne peut être que le néant, nous sommes d'accord.


Et réciproquement, s'il y a autre chose, alors l'univers n'est simplement pas toute la réalité.

JL 09/03/2013 10:02





dire que l'univers a un commencement, ce n'est pas dire qu'il y a un avant et un après, c'est simplement dire qu'il a
un temps zéro ; non pas qu'il y a un état "précédent" qui serait le néant, mais simplement qu'à un moment donné il commence, et le temps avec lui


C'est cela qui est contradictoire car en disant cela vous invoquez le temps "moment donné " et le contredisez en meme temps. Comment le temps peut commencer à un moment donné puisque c'est lui qui génére les moments.


Sinon, effectivement, je dis que le temps est comme l'espace : une propriété interne de l'univers et j'en conclus donc qu'il ne peut être invoqué dans l'idée de commencement. Vous partez du
postulas qu'il ai été créé en même temps que l'univers et qu'il n'existait pas plus que l'univers. mais en disant cela, vous ne pouvez vous enpêcher de supposer l'idée d'avant et après même
si vous vous en défendez en invoquant la limite de notre entendement. Et c'est cela qui me gène. Je comprends parfaitement ce que vous voulez dire. Mais je n'arrive pas a voir comment on peut
se débarrasser du temps et de l'univers sans donner une certaine réalité au  néant. Je préfère être pragamatique et dire que le néant ne peut être une réalité et que donc l'univers n'a
pas eu de debut. Cela ma parrait plus couler de source.



de la même façon, quand vous avez besoin d'imaginer un "état antérieur" à un
commencement de l'univers, c'est vous qui ainsi donnez corps au néant - mais ce n'est pas, en soi, l'idée de commencement de l'univers qui enttaîne cela : c'est la représentation
que vous vous en faites, vous, qui a cette conséquence, exactement de la même façon que si on veut se représenter "de l'extérieur" l'expansion de l'univers et qu'on
est alors obligé de s'imaginer une sorte de "néant".


Ce n'est pas que j'ai besoin d'imaginer un état antérieur, c'est plutôt que j'exclus que
cettte idée soit possible. Toutefois, je ne vois pas comment il serait possible d'imaginer l'absence de l'univers sans invoquer
l'idée de présence du néant. Si il n'y a pas cet univers, alors on ne peut faire autre chose que d'évoquer le néant. Que peut on évoquer d'autre en l'absence de toute chose. Et si l'on evoque
le néant, on ne peut pas faire autrement que se poser la question suivante : comment quelque chose qui n'existe pas par définition peut il être une réalité, c'est à dire un état de fait.
Selon moi, la manière la plus simple de repondre à cette question est de dire que l'univers n'a jamais étét absent il qu'il n'y a jamais
eu de néant.


Votre argument, je l'entends car je l'ai moi même supposé. Toutefois, Je me suis aperçu qu'en essayant de déterminer ce que celui-ci implique,
j'en arrive toujours à devoir donner corps à l'idée que l'on puisse sortir de l'univers, le regarder dans sa globalité avec tout ce qu'il inclus (Temps, espace) et se l'imaginer existant ou
absent. C'est ce que vous faites vous même en vous représentant cela. Mais, sortir de l'univers, c'est aller ou ? dans le néant ?


Partons selon moi du postulas plus simple : l'univers est tout ce qui existe, on ne peut en sortir et il n'y pas de néant. La question de sortir
de la réalité n'a même pas de sens. Plus besoin de s'imaginer un univers comme un tout vu de l'extérieur avec tout ce qu'il inclus. Plus besoin de s'imaginer même un extérieur à cet univers
et de lui donner corps. Plus besoin de s'imaginer un temps avant le temps, un espace autour de l'espace.  


De la même façon, donc, que l'univers peut être "en expansion" et que cela soit un
caractère interne qui ne nécessite pas d'espace "extérieur", de la même façon parler d'un commencement de l'univers peut être un caractère interne de l'univers (le fait que tout le temps
converge vers un point de départ), qui ne nécessite absolument pas de "temps extérieur", d'état "antérieur", donc qui ne nécessite pas du tout qu'on donne le moindre caractère tangible au
néant.


Encore une fois , en disant cela vous affirmez que le commencement, la source de l'univers est un caractère interne a celui-ci. Comment ce qui est une propriété
de l'univers peut il aussi être la source de son existence ? Soit vous considérez que l'idée de commencement est temporelle et on en revient a ma contradiction première. Soit vous considérez
qu'elle ne l'est pas et alors on l'exclus de l'univers lui-même et on ne comprend plus son véritable statut. Le commencement est-il du temps son début en particulier ? et si oui alors comment
peut-il en être la source. 


armel h 01/03/2013 13:20


@jldb


. Quand vous écrivez qu'il a forcément toujours existé quelque chose, vous comprenez bien que nous serons d'accord sur ce point : nous sommes tous d'accord que l'existence ne peut pas apparaître
d'un seul coup, à partir du néant - puisque le néant n'est qu'un concept, il ne désigne que l'absence de toute existence, et de fait il est impossible.


 


. Mais si ce quelque chose qui a toujours existé, n'est pas l'univers, si c'est quelque chose d'autre (qu'on l'appelle dieu, premier principe, bien en soi, être suprême, être-par-soi...), alors,
écrivz-vous :



"supposer l'idée d'un autre chose que
l'univers, implique soit que ce quelque chose est séparé de l'univers par le néant et donc revient à donner une tangibilité au néant, soit que les 2 ne forment qu'un."


Mais qu'entendez-vous par "séparés par le néant" ?
S'il y a une existence, un existant, depuis toujours, sans commencement, et que l'univers reçoive son existence de cet existant, alors l'univers naît en lui, en son sein, il en serait en quelque
sorte "baigné", comme un œuf de poisson éclôt dans la mer,


et je ne comprends pas alors ce "séparé par le néant"...

armel h 01/03/2013 13:14


@jdlb


Et bien, oui, justement, c'est ce que nous disons : de la même façon, dire que l'univers a un commencement, ce n'est pas dire qu'il y a un avant et un après, c'est simplement dire qu'il a un
temps zéro ; non pas qu'il y a un état "précédent" qui serait le néant, mais simplement qu'à un moment donné il commence, et le temps avec lui.

Ce qui m'étonne, c'est que, pour rejetr l'idée même d'un possible commencement de l'univers, vous commettez l'erreur qu'ici, concernant l'espace, vous savez voir et écarter :


l'application au tout d'une propriété interne de l'univers, le temps : parce qu'on parle de commencement de l'univers, dans la représentation que vous vous en faites il faut forcément un avant et
un après, et un "état précédent" qui soit le néant, et un "changement".

Mais c'est très exactement là la même erreur que d'avoir besoin d'un "extérieur" à l'univers pour se représenter  son "expansion" qui est simplement une propriété interne,
comme vous le rappelez bien : cette représentation, de même, aboutirait à se représenter un "extérieur de l'univers", qui en même temps soit rien, et donc à donner corps au néant ;
de la même façon, quand vous avez besoin d'imaginer un "état antérieur" à un commencement de l'univers, c'est vous qui ainsi donnez corps au néant - mais ce n'est pas, en soi, l'idée de
commencement de l'univers qui enttaîne cela : c'est la représentation que vous vous en faites, vous, qui a cette conséquence, exactement de la même façon que si on veut se
représenter "de l'extérieur" l'expansion de l'univers et qu'on est alors obligé de s'imaginer une sorte de "néant".


 


 


De la même façon, donc, que l'univers peut être "en expansion" et que cela soit un caractère interne qui ne nécessite pas d'espace "extérieur", de la même façon parler d'un commencement de
l'univers peut être un caractère interne de l'univers (le fait que tout le temps converge vers un point de départ), qui ne nécessite absolument pas de "temps extérieur", d'état "antérieur", donc
qui ne nécessite pas du tout qu'on donne le moindre caractère tangible au néant.




Tout cela ne prouve pas que l'univers ait un commencement. Simplement, cela montre que votre objection était erronnée, et c'est vous-même qui apportez la correction à cette erreur - mais vous
l'apportez au sujet de l'espace, et votre erreur concernait le temps.

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  • : Blog consacré à l'un des plus grands métaphysiciens catholiques du XXe siècle, qui démontra le caractère irrationnel de l'athéisme.
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